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Une charte anti-sexiste mise en place à l’université de Grenoble-Alpes

In Actualites, Universités, Violences on 16 janvier 2017 at 13 h 08 min

Communication sexiste lors d’organisation de soirées étudiantes, viols et agressions sexuelles sur le campus, discriminations et sexisme ordinaire, plafond de verre pour les professeures, instances décisionnelles à majorité masculine, étudiantes qui se prostituent pour payer leurs études….

Le sexisme est bien présent dans les universités et s’y attaquer est urgent !

La goutte d’eau remonte à mars 2013 lorsque le BDE de médecine organise une soirée nommée “Ravalement de faciale” accompagné de visuels sexistes et violents. Suite à la mobilisation d’associations féministes et de syndicats étudiants, rendez-vous est pris avec les responsables du BDE et les dirigeant-e-s de la faculté de médecine. Il y est alors évoqué l’écriture d’une charte anti-sexiste.

Les organisations syndicales Solidaires Étudiant-e-s, UNEF Grenoble et LICORNE s’y attellent et portent ce projet de charte devant la commission formation et vie universitaire de l’UGA.

Elle est adoptée jeudi 1er décembre 2016.logo-uga

Par cette Charte, les associations étudiantes et l’Université Grenoble-Alpes s’engagent à lutter contre le sexisme, à refuser toute communication avilissante et sexiste, à organiser la prévention des risques lors des activités et des formations anti-sexistes. L’UGA s’engage aussi, entre autres, à “prendre des mesures réelles contre les comportements sexistes des membres de la communauté universitaire”.

Sa bonne application sera surveillée par une instance paritaire composée de membres du personnel enseignant, d’étudiant-e-s, de membres de l’équipe présidentielle, d’élu-e-s dans les conseils centraux de l’Université et de représentant-e-s des associations étudiantes de l’UGA.

Osez le Féminisme ! 38 se félicite de cette avancée pour les droits des femmes à l’université de Grenoble-Alpes, qui est une grande avancée pour la lutte contre le sexisme et les violences à l’université.

Nous restons par contre vigilant-e-s sur l’application de cette charte. En effet, aucune sanction n’est prévue en cas de non-respect par des signataires, et nous ne savons que bien à quel point la “bonne volonté” ne suffit pas .

La non-condamnation officielle (à l’heure actuelle) de Mme la Présidente de l’UGA et M. le président de la COMUE suite à l’interpellation commune des pratiques sexistes du bar « SOS Apéro » nous confirme malheureusement dans notre nécessité de vigilance.

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