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8 mars : Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

In Actualites on 4 mars 2016 at 19 h 25 min

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La création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910 lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Le 8 mars est une journée de lutte pour nos droits et pas la fête de la Fââââme !

Inutile et malvenu donc de nous souhaiter bonne fête ou de nous offrir des fleurs, des robots ménagers ou des produits de beauté. Ne laissons pas cette journée être dévoyée pour un profit marchand.

En revanche, les bonnes résolutions sont les bienvenues. En effet il y a 364 autres jours dans l’année et les inégalités femmes-hommes persistent.

Les faits sont là :

  • 27 % de salaire en moins pour les femmes. Elles occupent plus souvent des emplois de mauvaise qualité à temps partiel, souvent subis, de moindres responsabilités, etc. Les femmes demeurent largement défavorisées sur le marché du travail. En 2011, 8 % des femmes salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 2,8 % des hommes.
  • 84 000 viols par an commis sur des femmes majeures, ce qui signifie 80 000 violeurs ! Et seulement 10% portent plaintes.
  • 225 000 femmes victimes de violences conjugales et 135 qui en meurent chaque année.
  • Une très faible représentation des femmes dans les instances décisionnelles avec 27% de députées, 16% de maires, 25% de directrices d’établissements publics.
  • Les femmes sont toujours contraintes à la double journée de travail puisqu’elles effectuent 3h26 de tâches domestiques quotidiennes. Cela les ampute d’un temps précieux pour les loisirs, le sport, le militantisme, le bénévolat ou la politique.

Bien sûr l’éducation est primordiale pour avancer vers un monde plus égalitaire. Former les professionnel-le-s de la petite enfance, les professeur-e-s, les conseiller-e-s d ‘orientation, permettrait de ne plus reproduire les stéréotypes sexistes enfermant les enfants dans des cases selon qu’illes soient défini-e-s comme filles ou garçons et limitant leurs choix.

Mais attendre les prochaines générations nous semblent trop peu pour les fe

mmes qui souffrent aujourd’hui. Nous réclamons des mesures concrètes telles que la suppression des exonérations fiscales pour les entreprises employant à temps partiel, le non-cumul des mandats, une réelle éducation à la sexualité, des moyens financiers pour les femmes victimes de violences, une plus juste représentation des filles et des femmes dans les médias,

Les mentalités peuvent et doivent changer : le sexisme, l’hétéronormativité, le racisme, le classisme ne sont pas irréversibles. Rien de tout ça n’est naturel, c’est le résultat d’une construction sociale basée sur la hiérarchisation afin d’asseoir une domination et une confiscation du pouvoir décisionnel.

Par Justine, pourle journal du CIIP

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